Australie #2: L’Australie c’est fini

En bref : une étude ethnologique de qualité, des « qui-piques », « qui-mordes », « qui-coupes »

Où ça : on disrupte! C’est par ici!

A ce stade on va arrêter de se trouver des excuses, de tenter de vous expliquer que le debrief est un polisson, qu’on s’est fait séquestrés par une horde de kangourous enragés ou encore qu’on a fait tomber le pc dans une rivière … s’il fallait trouver les mots justes pour justifier ce retard de debrief ce serait: on a eu la flemme.

Mais tout de même ce ne serait pas gentleman de notre part de laisser l’Australie en plan sans son petit bilan, voici donc le mot de la fin

 

 

CHAPITRE I : BIENVENUS CHEZ LES SCHIZO

Ok, ok là on y va un peu fort avec un titre pu** à clic, mais on voulait être surs d’avoir toute votre attention, parce qu’on s’apprête à vous raconter une relation douloureuse, où l’un des partenaires est à la fois convoité et détesté : la relation Aussie – backpackers.

Alors comment vous expliquer ça simplement ?  le backpacker serait un peu à l’Australien ce que le migrant serait au Français.

Tu en as besoin pour faire les boulots de merde, mais en même temps tu aimes bien râler qu’il pique le travail des vrais gens du pays ; tu apprécies qu’il dépense son pognon à louer des vans mais tu ne supportes pas qu’il prenne ta place de parking sur la plage (replacer par place de métro pour les parisiens pour une meilleure compréhension), tu te réjouis qu’il entre dans ton magasin mais tu ne supportes pas qu’il « oublie » de payer la ½ de ses courses (ok ok là c’est légitime !)

Bref, les backpackers ont beau représenter pas moins de 5% du PIB de l’Australie, ces derniers les trouvent un peu exubérants, envahissants, bruyants, salissants et autre mot en « ants » et de ce fait ne sont pas toujours très accueillants, enfin plus exactement un peu stressés quand on se gare devant chez eux mais pour nous ça n’est guère allé plus loin.

 

 

CHAPITRE II : INTO  THE WILD LIFE (la suite)

Aller petite friandise pour la fin, on voulait aborder un autre sujet : la dernière fois on vous avait parlé de notre rencontre avec la wildlife locale de type mignonne : kangourou, wombat, … mais on en parle de de ça ?

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Autant vous le dire, les requins l’Australien moyen s’en tamponne le coquillard par contre visiblement les crocrodiles et les gélatines à tentacules LA on commence à discuter. C’est très simple personne dans l’eau à partir de Nusa, sauf il faut bien l’admettre quelques bambins suffisamment relous pour que leurs géniteurs est envisagés de mettre fin à la cohabitation avec leur chérubins

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Vous en voulez encore ? bon maintenant que vous connaissez les araignées, les serpents, les requins, les crocodiles, les méduses …. Roulement de tambours … nous vous présentons LE CASOAR !

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Marrant ce gros dindon nous direz-vous. Voici maintenant les conseils comportementaux en présence du dit gros dindon : « ne faites aucun mouvement brusque, ne courez pas, s’il vient vers vous prenez tout ce que vous avez pour faire bouclier », et envoyer un texto à votre mère qu’elle ne vous attente pas pour diner.

Nous vous présentons donc l’un des animaux les plus dangereux d’Australie et l’oiseau le plus mortel pour l’homme. Oui, oui, non content d’avoir une dégaine « atypique », la bestiole se fend d’une griffe de 12cm de long aiguisée comme un poignard, ainsi que d’un caractère susceptible !

 

 

CHAPITRE III : THE VAN LIFE

Avant le point final du chapitre australien, retour sur notre fidèle destrier, notre compagnon à 4 roues, notre salon/cuisine/chambre all inclusive : le van. On ne va pas se mentir, on avait envie d’aller en Australie au moins autant pour pouvoir vivre en van que pour l’Australie elle-même.

Option 1 : « viens on ACHETE un van, c’est cool ça non ? »

Est-ce vraiment cool ?

« Tu sais ce que c’est toi un injecteur ? Concrètement la courroie de distribution c’est où ? Comment on fait s’il faut changer l’embrayage ? Tes connaissances en électricité dépassent-elles le niveau physique-chimie seconde du lycée Caousou, Toulouse ? »

GAME OVER.

Option 2 : « ah ok je vois ton point, allez viens on LOUE un van ! »

Ensuite commence la séance d’auto-persuasion : « 19€ par jour franchement c’est honnête ! », « et puis 1 700€ si ça se trouve c’est ce qu’on perdra à la revente », « on reste pas si longtemps que ça en fait c’est chaud de perdre 1 semaine pour l’achat et 1 semaine pour la revente » «  et encore ça c’est si on a de la chance !! » Enfin bon, tout ça pour vous dire que finalement on est parti sur une location.

 

Alors :

  • Oui, on a pété le pare-brise le premier jour,
  • Certes, notre « foudre de guerre » avait des amortisseurs dignes de la voiture de Oui-Oui
  • Effectivement, à notre pointe de vitesse (un flamboyant 96km/h), le van est atteint de Parkinson !

MAIS tout le reste n’a été que du kiff, du kiff, du kiff. On a aimé dormir partout (du parking de bord de plage à la station BP du bord de route), on a adoré être libres de rester 3 jours sur une plage déserte et nous éclipser au bout de 30 nano-secondes des coins SUR-faits, SUR-peuplés ou juste SUR-imis (#désolés).

On a surkiffé se préparer nos petits plats dans le van les jours où on était d’humeur de grizzli ou papoter autour d’un barbecue avec des copains d’un soir, on ne s’est jamais lassés de préparer notre lit (oui avec un matelat, des oreillers et tout et tout) tous les soirs et le ranger tous les matins, on a aimé les sauts de puce de plages en plages autant que longues traversées.

STOP – Adrien fait appel à la #minutehonneteté : il faut vous le dire, il y a bien une chose qui n’a pas trop marché pendant ce roadtrip. Ada n’a jamais, jamais réussi à être une co-pilote correcte. On ne parle pas d’une co-pilote du World Rally Championship, non non juste quelqu’un qui soit capable de vous dire : « ce sera la prochaine à gauche dans 1km ». Non, la conduite ça a plutôt ressemblé à ça :

  • Adrien : c’était pas là ?
  • Ada : mais non ! mais je te dirais de toute façon
  • Ada : ah si c’était là … désolée … comment tu fais ? ah euh… et bien le gps dit que tu peux faire demi-tour dans 2km …. (#minecontrite)

Loin de nous l’idée de réaliser un bilan statistiques mais on se parle quand même de 60% d’indications correctes – 40% incorrectes. Mieux que l’inverse nous direz-vous mais quand même ça fait un sacré paquet de demi-tours ….

 

Au programme du prochain debrief : des temples, du riz frit, des tortues et des manta, welcome in Indonesia

Brésil #6: Jumanji au sud du Brésil

Où ça : Rio > Ilha Grande > Paraty > Iguaçu

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En bref : « Dansons la Carioooca »,  une expérience « A l’Etat Sauvage » et quelques tortues par-ci par-là.

En chiffres: 3 étapes, 2 époques, beaucoup d’animaux de type non-domestiques

 

TOUR DE JEU 1 : PARTEZ SUR LES TRACES DU MIKO

Durant cette semaine à Rio, notre mission : trouver la trace du Miko. Le Miko ??? De quoi ça s’agit ? Voici donc un aperçu de la bestiole

  • Alors OUI, le Miko est petit
  • OUI, le Miko est disgracieux…
  • OUI, le Miko est voleur…
  • Mais nous : le Miko, on l’apprécie  #JesuisMiko

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J1 : La chance du débutant ! A peine le nez dehors que, sans y croire vraiment, nous tombons sur une famille de Miko au Jardin Botanique dès le premier jour. A vrai dire, on ne sait pas très bien dire si l’animal joue ou tente frénétiquement de casser la figure de son pote Miko…. A vos avis 😊

Miko fight club à Rio

J2 : Et bien du coup, on prend inévitablement la grosse tête : trop facile le Miko,… or les jours suivants la mission s’est avérée un chouia plus difficile ! Bien décidés à ne pas finir bloqués dans le Jumanji comme cette nouille de Robin W., nous décidons de monter au Corcovado à pieds à travers la jungle.

Une décision courageuse qui fait date mais qui sera tout aussi courageusement avortée par la maréchaussée locale qui nous dit (en portugais dans le texte) : « Là c’est cool vous souriez et tout, mais si vous allez là-bas vous allez revenir en pleurant et maintenant arrêtez de m’enquiquiner avec votre Miko de m***e SVP» (source : Google Translate)

Il fallait ici comprendre que prendre le chemin nous exposait à une probabilité d’environ 100% de revenir nus. Alors oui, on est courageux … mais non, on n’est pas des héros. #abortthemission.

On se contente (courageusement) de payer le petit train qui nous amène voir le plus grand Christ du monde : des mains de 3,1m tout de même !

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J3 : Probablement car tout vient à point à qui sait attendre: sur le chemin pour le Pao de Azucar nous distinguons 2 petits Mikos. Toujours aussi #moches  avec leur tête bien à eux. Par contre la vue sur Rio est tout bonnement saisissante !

 

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J4 : il est temps de relancer les dés … pour notre dernier jour nous nous orientons vers Montmartre Santa Teresa. Petit quartier en hauteur, peuplé par les artistes. Mais point de Miko en vue… En vrai ce n’est pas plus mal, car comme vous à ce stade de l’article, on trouvait qu’il était temps de laisser cette histoire de singe dernière nous.

 

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TOUR 2 : IMMERSION BOTANIQUE A HAUT RISQUE SUR ILHA GRANDE

Après une semaine dans le Rio de Janeiro tentaculaire, nous revoici au vert ! Point de véhicule terrestre et point de route. Tout se fait à pieds, en paddle, en kayak, en palmes ou en bateau selon le budget et l’envie. Pour nous du coup…. C’était à pied 😊

L’avantage ou le problème quand on se balade à pieds, c’est qu’on est au contact direct de la faune locale. Et en milieu tropical, la faune locale elle peut, certes ressembler à ça :

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BIIIEEEENNN

 

Mais aussi à ça :

 

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PAAAS BIIIEEENN

Commençons par les nanimaux gentils. #missionfindtheturtle. Pour les tortues c’est facile. Vous prenez le chemin direction Agua Verde (trad : eaux vertes). Après 50min de marche vous arrivez donc dans l’eau verte, elle est facile à repérer même si vous êtes daltoniens, c’est la crique avec tous les brésiliens flottants sur leur frite en mousse multicolores.

Là vous n’y êtes pas encore. Continuez sur les rochers pleins de coquillages, et quand vraiment vos petits pieds vous font bien mal et sont en charpie, c’est bon vous êtes arrivés ! Là vous n’avez plus qu’à trouver un moyen de vous mettre à l’eau (#bonnechance) et vous pourrez observer Raphello, Donatello et Michelangelo dans leur milieu naturel.
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Alors là ça fait envie à tout le monde hein ??!! Mais ça se mérite car, sur le chemin, vous devrez également observer ces bestioles-là #pasdespecisme

 

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Que nous perso (enfin surtout Ada) on aime beaucoup moins…

 

 

TOUR 3 : REMONTEZ DANS LE TEMPS

Une fois n’est pas coutume, parlons culture, parlons histoire. #UnjourUnehistoire

1844 ça vous  dit quelque chose ?  A nous pas du tout désolés mais selon notre guide papier… 1844 c’est la date à laquelle la ville de Paraty a perdu son statut de port expéditeur de l’or brésilien en direction du Portugal, au profit de Rio, et par la même occasion a été désertée par ses habitants.

Conséquence ? La ville est restée dans son jus et la première route la reliant n’a été créée qu’en 1950, pour notre plus grand plaisir. On a adoré ses petites haciendas, ses portes et fenêtres colorées, ses églises baroques, ses vendeurs de pâtisseries, ses rues pavées qui vous défoncent les chevilles, sa gastronomie. Bref… une belle presque dernière étape brésilienne !

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TOUR 4 : TROQUEZ LE MIKO CONTRE LE COATIS

Pour célébrer nos deniers jours brésiliens, il nous fallait une étape qui compte, une de celle qui marque les esprits. Alors quoi de mieux que de commencer par 26h de bus ? (Paraty à Iguaçu)

Iguaçu/Iguazu… ses chutes d’eau mythiques… un lieu qui en fait rêver plus d’un… l’un des principaux lieux touristique du Brésil … et une ville déserte pour ne pas dire fantôme. C’est très simple on a croisé personne ! Bon ça c’est pour la ville, on n’était pas vraiment là pour ça et dans le parc c’était une autre histoire. Mais vraiment tout valait le coup :

  •  le panorama incroyable du côté brésilien
  •  l’expédition au cœur du parc du côté argentin et se retrouver au-dessus de la Garganta del diablo
  •  le spectacle permanent des coatis dérobant leurs sandwichs et bon petits biscuits aux gourmands. L’animal doté d’un nez peu commun sait distinguer un sac contenant de la bonne bouffe, d’un sac vide et sait également ouvrir le zip du sac pour aller se servir. #jaimaismieuxserviqueparsoimême

 

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SYNTHESE

Déjà deux mois que nous parcourons le Brésil et c’est presque trop court ! On a vraiment presque tout aimé : la gentillesse des brésiliens, les plages de folie, les villes aux vieilles maisons portugaises, les dizaines d’heures de bus, les rencontres couch surfing, réviser notre table de 4 pour convertir les Reais en Euros, les cochinas à R$5, les jus de fruits frais, les fruits en général même si on ne savait pas toujours les noms, vous racontez tout ça toutes les semaines …

On a moins aimé (#minutehonnêteté) les moustiques à toute heure du jour et de la nuit, le pollo frito (enfin surtout Ada), faire la lessive par 90% d’humidité…

Comme promis, on vous laisse découvrir tout ça un peu plus en vidéo 😉

 

 

Au programme du prochain debrief : on change de pays ! Direction l’Argentine et le Chili. A l’agenda : de la marche, de la marche, de la marche. Alors ce n’est pas qu’on vous aime plus (ça jamais !) mais il est fort probable qu’on s’absente un petit moment car fort heureusement il n’y a pas encore le wifi dans les parcs naturels chilien.