Patagonie #2: Patagonia Express

Où ça : El Chalten > Rio Tranquilo > Puerto Montt (enfin sur le papier…)

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En bref  : Course d’orientation involontaire en Patagonie Chilienne, Patagonia Express sur la carretera austral, l’enfer c’est les autres en général mais en particulier quand tu fais du stop.

Les chiffres: 1200km parcourus (dont 30 goudronnés), 25 voitures croisées (dont 4 prises), 5 bus, 3 bateaux (ou l’inverse on sait plus)

Patagonia Express ?  Pour les non-initiés au programme télévisuel de référence dont nous tairons le nom, voici l’idée : vous et environ 10 000 autres personnes souhaitent aller d’un point A (Los Antiguos) à un point B (Puerto Montt) en un minimum de temps et avec un minimum d’argent. Tous les coups sont permis (ou presque).

Avant de commencer, un petit prologue est nécessaire. Quand nous avons décidé d’aller découvrir les merveilles du sud du continent Sud Américain et que nous avons fait nos petites recherches, voici ce que google nous avait dit :

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Pour résumer le stop c’était : « merveilleux », de « belles rencontres », pour « petits budgets ». Alors nous avons dit oui, mille fois oui, à tel point qu’on avait presque autant hâte de relever le défi en Patagonie que de manger autre chose que de l’avoine au petit déjeuner (donc oui, sans mentir, on avait #bienhâtequandmême… !)

Oui mais voilà ça c’était avant …

 

CHAPITRE I : LA GUERRE DES [M]OUTONS

Amoureux des belles histoires, des contes de fées, des happy ending … arrêtez votre lecture là ! nous allons vous raconter la VERITABLE histoire de la carretera austral. #stopauxbobards  (/!\ oubliez tout de suite tous les tips du debrief précédent – place à tous les coups bas)

Notre tragique aventure débute par un calme matin dans la petite bourgade Argentine de Los Antiguos, à 7h du matin après une nuit de bus qui ne le fut pas (calme). Rien de bien nouveau me direz-vous et certainement pas une raison suffisante pour entamer le vague d’enthousiasme et de détermination qui nous submerge: OUI nous le ferons, OUI nous remonterons la mythique #carreteraaustral jusqu’à Puerto Montt à la seule force de nos maigres pouces.

Spoiler alert : NON, nous ne l’avons pas fait

1ère étape : rejoindre Puerto Rio Tranquillo dans la journée, eaaaaasyyy ( ?)

  • Nous commençons par marcher jusqu’à la frontière Argentine (0 voiture à signaler sur le trajet).
  • Arrivée à la frontière, 4 concurrents arrêtent toutes les voitures pour leur demander s’ils peuvent monter. Nous décidons de poursuivre à pieds les 5km de No Mans Land qui nous séparent de la frontière chilienne. Une bravoure que nous vous permettrons de saluer mais qui s’arrête 500m plus loin face au poids de nos sacs … dans un geste désespéré Ada tend le pouce à la seule voiture qui passe, bien qu’on soit après les autres. BINGO !!! Le mojo est avec nous, la voiture s’arrête ! A nous la carretera austral !! on va tous les niq***
  • Une fois les modalités administratives de la frontière passées il nous faut rejoindre Chile Chico à 4km, notre voiture ne nous a pas attendu. Pas grave on est les 1er maintenant, y a plus qu’à demander à toutes les voitures qui s’arrêtent à la frontière (#tipsdeguerre : quand il n’y a pas beaucoup de voiture, une attitude plus offensive s’impose). Entre temps les concurrents ont rattrapé leur retard et les saligauds bafouent les règles les plus élémentaires du stop en nous grillant la priorité. Nous sommes quand même pris assez rapidement, la technique du forçage de main ayant fait ses preuves
  • Nous voilà à Chile Chico et c’est maintenant que la « vraie » aventure commence (on avait pourtant bien l’impression qu’elle avait déjà commencé … mais bon), il nous faut maintenant trouver quelqu’un pour nous amener jusqu’à Puerto Rio Tranquilo à 140km. Et là plusieurs surprises :
    • Les 140km sont en fait de la piste et il fait non pas 1h30 mais 5h pour les parcourir (ouch il est déjà midi)
    • On est vraiment pas les seuls moutons du troupeau à avoir eu cette idée ….

Action –> réaction : #onestpasdespigeons, Patagonia Express a commencé, tous les coups sont permis. On se place donc « sereinement » 200m avant le groupe d’autostoppeurs qui attendent déjà (les règles élémentaires du stop #toussatoussa). Mais rapidement on est pris à notre propre piège et au bout de 3h nous sommes toujours au même endroit mais avec maintenant près d’une vingtaine d’autres concurrents. La balise de fin de journée sonne 17h, on se trouve un coin pour dormir et on retentera demain à l’aube.

Demain à l’aube, c’est dimanche matin … en 1h30 pas une voiture … bon OK OK on prend le bus (après tout la carretera elle commence à Puerto Rio Tranquilo, donc on ne triche pas vraiment)

Arrivée à Puerto Tranquillo un constat s’impose: le ratio des forces en présence ne joue pas franchement en notre faveur :

  • 10 personnes déjà en train de faire du stop #àlaqueueleuleu et vu leur tête, ils n’ont pas commencé il y a 5 minutes…
  • Il doit y avoir en tout 20 habitants dans le village
  • Un trafic à faire pâlir les habitants de l’Ariège en haute saison.

Dos au mur, la team de crise se réuni, fait les comptes, négocie ferme et conclue : nous ne pourrons jamais être à Santiago à temps pour notre vol si nous ne faisons que du stop et nous n’avons pas envie de passer les 14 prochains jours bloqués au milieu de nulle part à manger de la poussière. Nous prendrons dons les bus pour toutes les grandes étapes et nous gardons le stop comme moyen de déplacement pour les excursions à la journée uniquement.

 

 

CHAPITRE II : COURSE D’ORIENTATION INVOLONTAIRE

On était un peu tristes quand même de renoncer à ce challenge du stop… en bus tout devenait trop simple, il manquait ce petit piment du quotidien qui fait que tu n’es jamais vraiment sûr d’où tu dormiras ce soir.  Mais c’était sous-estimer la carretera austral ! Sur le papier, il ne pouvait pas vraiment y avoir de soucis : il n’y a QU’UNE route pour remonter le Chili, il suffisait de la suivre.

C’est là que nous vous introduisons à la notion de « mas o menos » (trad : plus ou moins, s’emploie de préférence suite à une question à laquelle vous auriez vraiment besoin d’un « oui » ou d’un « non » franc).  Voici le top 3 des « mas o menos » qui ont fait notre quotidien :

  • Y a-t-il des bus tous les jours pour telle destination ? –> mas o menos
  • La route est-elle goudronnée ? (trad : puis-je envisager de faire 200km dans la journée en moins de 7h ?) –> mas o menos
  • Et la meilleure : la route est-elle ouverte ou coupée ? –> mas o menos

En effet la carretera austral n’a de carretera que le nom et il s’agit principalement de piste en taule ondulée. Par ailleurs, quand le cœur leur en dit, nos chers chiliens coupent la route pour quelques mois. Dans ce cas la route devient « bi-modale » à base de piste + bateau. Une façon polie de dire que tu vas bien galérer 😊 #déso. Commence alors la grande enquête : où se prend le bateau ? à quelle heure ? où faut-il acheter les billets ? (tips : pas au port)

Bon en vrai le bateau en Patagonie ce n’est pas non plus la plus mauvaise chose qu’il peut t’arriver :

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CHAPITRE III : ET LA PATAGONIE DANS TOUT ÇA ?

Traduction: Mais ils vont arrêter de se plaindre ces deux-là ?! Déjà qu’ils nous spam tous les jours avec leurs photos sur Instagram quand je suis au boulot / vais au boulot / change à Chatelet.

Malgré ou plutôt grâce à nos petites mésaventures, on a été vraiment emballés par nos découvertes, nos rencontres et nos expériences sur cette seconde partie de la Patagonie avec des mentions spéciales pour :

  • La cathédrale de Marbre à Puerto Tranquillo :

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  • Le volcan Chaiten :

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  • La Carretera tout simplement et la fameuse route bi-modale qui a elle-seule vaut toutes les difficultés à pouvoir l’emprunter :

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  • Puerto Varas, l’escale gastronomique avec vue :

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Ce débrief marque aussi la fin d’une grosse étape avec notre départ du continent sud-américain après une escale à Santiago et Valparaiso, bien connue pour son street-art :

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Bref, c’était incroyable et pour fêter ça, la réalisatrice en chef nous a préparé un petit débrief vidéo :

 

Au programme du prochain débrief : on sait pas encore bien, bien mais à priori des kiwi, des moutons, des fjords, de la marche avec les pieds, Tente Eleonore et si on est sages peut être même de l’avoine au petit dej

#Bisous,

#JPPJV

Une réflexion sur “Patagonie #2: Patagonia Express

  1. bonjour,

    c’est la première fois que j’utilise ce système pour donner des nouvelles de guran. J’espère que ça va marcher. Içi tout va bien et pensons souvent à vous deux. Bonne continuation Guran

    ________________________________

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